Nouvelles

Prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL 2017

Une des recommandations de l'AQPF au regard de la réforme des programmes a été que la majorité des œuvres lues au primaire et au secondaire par les élèves québécois soient des œuvres publiées au Québec. Dans le souci de bien remplir cette mission, l'AQPF en collaboration avec l'ANEL, l'Association nationale des éditeurs de livres, a créé en 2008 les Prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL.

Les effets recherchés par la création de ces Prix sont de stimuler l'intérêt des enseignants pour les œuvres littéraires produites au Québec et, conséquemment, de les faire connaître et apprécier par leurs élèves.

Cinq prix seront remis chaque année à un écrivain ou une écrivaine qui aura publié une œuvre de qualité dans l'une des catégories suivantes : album 5 à 8 ans, roman 9 à 12 ans, roman 13 ans et plus, nouvelles et poésie.

Le processus de sélection est pris en charge par la vice-présidente à la pédagogie par intérim de l'AQPF, Mme Isabelle Péladeau, responsable de l'organisation de ce concours en collaboration avec Sylvie Bellemare, responsable des communications à l'ANEL. Elles s'assurent de mettre en place des comités de lecture pour chacune des catégories et de leur faire parvenir les titres sélectionnés. Cette année, les comités ont été formés en mai.

Au mois de mars et d'avril, les éditeurs ont fait parvenir à l'AQPF les titres qu'ils ont retenus pour chacune des catégories. Ils les sélectionnent en fonction des critères établis par les responsables du concours. Compte tenu que ces œuvres seront lues par les jeunes dans nos écoles, les critères de sélection sont les suivants :

  1. L'intérêt du thème pour les élèves
  2. L'intérêt sur le plan culturel, sa richesse sur le plan du contenu
  3. La qualité du texte et s'il y a lieu des illustrations
  4. Les valeurs véhiculées
  5. La présentation matérielle

Chaque membre des comités de lecture (3 à 4 membres par comité) a rempli pour chacun des livres lus une fiche d'appréciation. Ces fiches ont servi à déterminer les lauréats. Cette année le jury était composé d'un représentant de l'ANEL et de deux représentants de l'AQPF.

Les prix ont été remis le jeudi 16 novembre 2017, lors de la cérémonie de remise des prix qui a eu lieu au Salon du livre de Montréal.

Catégorie Album 5 à 8 ans
C’est l’histoire d’un ours, Dominique Demers, illustrations de Geneviève Després, Dominique et compagnie

Catégorie Roman 9 à 12 ans
Léo P. détective privé - La disparition, Carine Paquin et Freg, Les Éditions Petit Homme

Catégorie Roman 13 ans et plus
Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, Annie Bacon, Bayard Canada

Catégorie Nouvelles
Le bleu des rives, Marie-Claude Lapalme, Hamac

Catégorie Poésie
Sous le parapluie, Catherine Buquet, illustrations de Marion Arbona, Les 400 coups

Prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL 2016

Une des recommandations de l'AQPF au regard de la réforme des programmes a été que la majorité des œuvres lues au primaire et au secondaire par les élèves québécois soient des œuvres publiées au Québec. Dans le souci de bien remplir cette mission, l'AQPF en collaboration avec l'ANEL, l'Association nationale des éditeurs de livres, a créé en 2008 les Prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL.

Les effets recherchés par la création de ces Prix sont de stimuler l'intérêt des enseignants pour les œuvres littéraires produites au Québec et, conséquemment, de les faire connaître et apprécier par leurs élèves.

Cinq prix seront remis chaque année à un écrivain ou une écrivaine qui aura publié une œuvre de qualité dans l'une des catégories suivantes : album 5 à 8 ans, roman 9 à 12 ans, roman 13 ans et plus, nouvelles et poésie.

Le processus de sélection est pris en charge par la vice-présidente à la pédagogie par intérim de l'AQPF, Mme Isabelle Péladeau, responsable de l'organisation de ce concours en collaboration avec Sylvie Bellemare, responsable des communications à l'ANEL. Elles s'assurent de mettre en place des comités de lecture pour chacune des catégories et de leur faire parvenir les titres sélectionnés. Cette année, les comités ont été formés en mai.

Au mois de mars et d'avril, les éditeurs ont fait parvenir à l'AQPF les titres qu'ils ont retenus pour chacune des catégories. Ils les sélectionnent en fonction des critères établis par les responsables du concours. Compte tenu que ces œuvres seront lues par les jeunes dans nos écoles, les critères de sélection sont les suivants :

  1. L'intérêt du thème pour les élèves
  2. L'intérêt sur le plan culturel, sa richesse sur le plan du contenu
  3. La qualité du texte et s'il y a lieu des illustrations
  4. Les valeurs véhiculées
  5. La présentation matérielle

Chaque membre des comités de lecture (3 à 4 membres par comité) a rempli pour chacun des livres lus une fiche d'appréciation. Ces fiches ont servi à déterminer les lauréats. Cette année le jury était composé d'un représentant de l'ANEL et de deux représentants de l'AQPF.

Les prix ont été remis le jeudi 12 janvier 2017, lors de la cérémonie de remise des prix qui a eu lieu au Collège de Maisonneuve de Montréal, dans le cadre du congrès annuel de l'AQPF.

Lauréate du Prix album 5 à 8 ans

Christine-Baldacchino


Mme Christine Baldacchinov

Christine Baldacchino est une artiste et une designer Web avec une formation en éducation à l’enfance. Elle vit avec son mari à Toronto. Elle aime les chats et la couleur orange. Boris Brindamour et la robe orange est son premier livre.

 


Boris Brindamour et la robe orangeBoris Brindamour

Boris est un petit garçon qui aime utiliser son imagination. Il rêve d’aventures spatiales, peint de belles images et aime chanter très fort pendant les comptines. Surtout, Boris aime le coin des déguisements de sa classe. Il aime porter la robe orange. Les enfants de sa classe ne le comprennent pas. Les robes, disent-ils, sont pour les filles. Et Boris n’est certainement pas le bienvenu dans le vaisseau spatial que certains de ses camarades de classe ont construit. Les astronautes, disent-ils, ne portent pas de robe.

Un jour, Boris se sent seul, et les railleries de ses camarades de classe lui donne mal au ventre. Sa mère lui permet de rester à la maison. Boris lit des livres sur les éléphants, fait un casse-tête, et rêve à une fantastique aventure spatiale avec son chat Bo.

Inspiré par son rêve, Boris peint une scène incroyable et l’apporte avec lui à l’école. Il construit son propre vaisseau spatial, accroche son oeuvre au-dessus de la porte, et vit une aventure spatiale merveilleuse avec ses nouveaux amis. Boris Brindamour et la robe orange a été honoré par le ALA (American Library Association). Cet album, dans sa version originale, a reçu le Stonewall Book Award Honor. Ce prix est octroyé à des publications anglophones pour enfants et pour jeunes adultes sensibles à l’expérience gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres. C’est la première fois qu’un livre d’un éditeur canadien est nommé pour ce prix !

Bayard Canada

Bayard CanadaBayard Canada Livres est né au cours de l’été 2004 avec le rachat des Éditions Banjo Inc., alors propriété du Groupe Modulo. En changeant le nom de la maison, Bayard Canada a voulu marquer son intention d’élargir l’activité éditoriale de l’entreprise en ajoutant un nouveau mandat, celui de l’édition générale, au mandat d’édition jeunesse qu’il souhaite poursuivre et intensifier.

 

Lauréat du Prix roman 9 à 12 ans

Jacques GoldstynM. Jacques Goldstyn

Jacques Goldstyn est le populaire bédéiste des Débrouillards depuis plus de 30 ans. Il a reçu le prix Michael Smith pour la communication scientifique, a été finaliste deux fois aux prix Bédélys Québec et a permis aux Débrouillards de remporter le prix Hommage du Salon de la BD de Québec (2007). Il vient de publier à la Pastèque l’album Le petit Tabarnak. Le Musée de Rimouski a créé l’exposition en 2012 « Jacques Goldstyn et les Débrouillards : 30 ans de science et de BD ». Chez Bayard Canada, il a récemment illustré Pirate à tout prix (coll. Cheval masqué).

Le dragon vertLe dragon vert

Van évoque pour la première fois ses souvenirs d’enfance au Vietnam. De sa complicité avec son grand-père à son incroyable odyssée en bateau, Kim et Robert découvrent la face cachée de Van. Une chose est sûre, ils ne verront plus jamais leur ami de la même façon !

Après avoir dévalé le mont Royal pour tester la dernière invention de Van, Kim et Robert suivent leur ami dans le quartier chinois jusqu’au Dragon vert. Ce restaurant propose de délicieuses spécialités vietnamiennes qui ne sont pas sans rappeler quelques souvenirs à Van. Le jeune inventeur choisit d’ailleurs ce moment pour évoquer son enfance au Vietnam. Kim et Robert découvrent alors un étonnant récit. Dès son plus jeune âge, Van a été initié à la mécanique par son grand-père Daïdo. Précoce, il construisait déjà des engins pour le plus grand bonheur des enfants de son village. Sans être riche, c’était une période heureuse faite d’insouciance et d’expérimentation. Mais l’arrivée de la guerre a tout changé. La communauté à laquelle appartenait sa famille a été persécutée, ce qui a obligé Van et les siens à fuir. En écoutant ces étonnantes révélations, Kim et Robert n’en reviennent pas. Van ne s’était jamais confié sur les raisons de sa venue au Québec. D’un naturel discret, leur ami avait toujours caché cette partie de sa vie. À travers de surprenantes confidences, Van raconte son incroyable odyssée en bateau.

Bayard Canada

Bayard CanadaBayard Canada Livres est né au cours de l’été 2004 avec le rachat des Éditions Banjo Inc., alors propriété du Groupe Modulo. En changeant le nom de la maison, Bayard Canada a voulu marquer son intention d’élargir l’activité éditoriale de l’entreprise en ajoutant un nouveau mandat, celui de l’édition générale, au mandat d’édition jeunesse qu’il souhaite poursuivre et intensifier.

 

Lauréat du Prix roman 13 ans et plus

Guillaume MorissetteM. Guillaume Morrissette

Chargé de cours à l’UQTR, Guillaume Morrissette est récipiendaire du Prix d’excellence en enseignement, ainsi que du Prix des lecteurs 2016 du Salon du livre de Trois-Rivières. La maison des vérités était son premier roman, suivi de la série d’enquêtes de l’inspecteur Héroux. Polymathe et membre de MENSA Canada, l’auteur réside à Trois-Rivières.

Son roman L’Affaire Mélodie Cormier a récemment remporté le Prix du Premier polar et le Prix Coup de coeur 2015 de la Société du roman policier de Saint-Pacôme en plus d’être finaliste au Prix Arthur-Ellis 2016 et au Prix des nouvelles voix de la littérature 2016.


L’affaire Mélodie Cormier

Marco Genest se met à recevoir des messages d’un correspondant anonyme affirmant détL'affaire Mélodie Cormierenir des informations sur la mort de ses parents. Lorsqu’il réalise que son interlocuteur est possiblement lié à l’enlèvement de la petite Mélodie Cormier, une chasse à l’homme s’amorce.

Quels sont les liens entre ces événements et plusieurs autres s’étant déroulés à Trois-Rivières? Marco arrivera-t-il à retrouver la fillette à temps ?

Guillaume Morrissette nous offre une véritable course contre la montre dans laquelle la tension ne diminue jamais. Cinq jours top chrono pour sauver Mélodie et mettre à jour le jeu d’un marionnettiste hors pair…

 

Guy Saint-Jean Éditeur

Guy Saint-Jean ÉditeurDepuis 1981, Guy Saint-Jean Éditeur propose un riche catalogue composé de romans exceptionnels et d’ouvrages qui répondent aux besoins d’une clientèle variée.

Que ce soit nos sagas familiales, polars, romans historiques, ouvrages sur la cuisine, santé et la croissance personnelle, nos livres ont la cote, tant auprès du public que des critiques. Nos auteurs récoltent de plus en plus de prix tandis que nos collections pour adolescents atteignent directement le cœur des jeunes.

Que ce soit pour apprendre, s’évader, vivre sainement ou se divertir, Guy Saint-Jean Éditeur propose un choix incomparable d’ouvrages de grande qualité.

 

Lauréate du Prix Nouvelles

Joannie Lemieux
Mme Joanie Lemieux

Native de Gaspé, Joanie Lemieux partage son temps entre l’écriture et des études doctorales. En 2013, elle a fait partie des lauréats du concours international de création littéraire du Prix du jeune écrivain de langue française pour sa nouvelle « Sous le grand X » en plus d’être finaliste au Prix de la bande à Moebius pour sa nouvelle « Sugarwind ». Pour son premier ouvrage, Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ?, elle a été finaliste au Grand prix littéraire Archambault 2016.


Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ?

Les trains sous l'eauEn quête de son « pays des merveilles moderne », une jeune femme quitte son village et s’installe à la ville — « mêlée à la foule, elle se sent libre ». Une mère dont le fils vient de mourir dans un accident cherche des réponses dans les superbes bandes dessinées qu’il créait. Une fillette fait tout en son pouvoir pour se rendre en Chine, aux JO de Beijing, pour y devenir danseuse-gymnaste-princesse. Elle veut un enfant, il n’en veut pas ; elle cesse en secret de prendre ses anovulants… Une adolescente trouve une échappatoire à l’attirance qu’elle éprouve de correspondre au modèle de ces femmes parfaites qui « sortent à la chaîne comme d’une manufacture et défilent devant les objectifs ». Une femme « ne veut plus de l’homme sans surprises qui partageait sa vie. Elle aussi a besoin d’aventure. Peu importe le prix ». Par amour, une autre est prête au sacrifice ultime pour permettre à son amant de réaliser son oeuvre.

Dix nouvelles, dix femmes dont la vie n’est pas à la hauteur de leurs attentes et dont l’univers sort, parfois, des rails du réel. Un recueil marqué par l’improbable — voire l’impossible — qui laisse l’impression qu’un ailleurs existe.

Lévesque éditeur
 

Lévesques éditeurLévesque éditeur, fondé par Gaëtan Lévesque en 2010, œuvre dans le domaine de la littérature générale : romans, nouvelles, récits et essais. Une quinzaine de titres y paraissent par année. La maison publie des auteurs émergents et prometteurs ainsi que des auteurs reconnus. En tant qu’éditeur littéraire nous poursuivons notre mandat de faire paraître des ouvrages qui se distinguent par la qualité de l’écriture et l’originalité des thèmes. Il nous importe aussi grandement de découvrir et faire connaître de nouveaux auteurs talentueux, ce que nous avons réussi à faire chaque année depuis les débuts de la maison en 2010.

 

Lauréat du Prix Poésie

Simon BoulericeM. Simon Boulerice

 

Simon Boulerice est un touche-à-tout épanoui. Il écrit principalement pour le théâtre et il a publié plusieurs romans (dont Javotte, prix des lecteurs émergeants de l’Abitibi 2013) et des recueils de poèmes (dont Saigner des dents, prix Alphonse-Piché 2009). Il est également comédien et metteur en scène. Deux de ses pièces se sont méritées le Prix du public au Gala des cochons d’or : Martine à la plage (2011) et PIG (2014). Il a reçu le Prix des libraires jeunesse du Québec 2014 pour son roman Edgar Paillettes, alors que son album Florence et Léon a été nommé aux Gouverneur général 2016.



Les garçons courent plus vite
Les garçons courent plus vite

Avec Simon Boulerice, un test de course de vingt mètres devient un exercice poétique bouleversant. Je suis poreux la transpiration me calfeutre de détresse mon corps est à bout de cette course à vide.

 


La courte échelle

La courte échelleLa courte échelle, riche d’un fond de plus de 700 titres actifs, a pour mandat d’offrir une littérature québécoise contemporaine de qualité aux jeunes lecteurs de 0 à 18 ans. Avec Carole Tremblay à la direction littéraire, elle souhaite publier des histoires qui s’adressent directement aux enfants, stimuler leur imaginaire et les interpeller dès les premières pages. En 2018, la courte échelle célèbrera son 40e anniversaire.

Appréciation des ateliers et du congrès 2016/2017

 

Tout au long du congrès 2016/2017, vous êtes invités à nous transmettre votre appréciation des différents ateliers. Pour ce faire, compléter le formulaire en cliquant ici.

Appréciation des ateliers

 

 

Après le congrès 2016/2017, nous vous invitons à nous transmettre votre appréciation du congrès. Le formulaire sera disponible tout au long de la semaine suivant le congrès. Pour y accéder, cliquez ici.

Appréciation du congrès 2016-2017

 

Nous vous remercions de prendre le temps de nous transmettre votre appréciation.
Grâce à vos commentaires, nous améliorons l'offre de formation continue année après année.

 

Prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL 2015

Une des recommandations de l'AQPF au regard de la réforme des programmes a été que la majorité des œuvres lues au primaire et au secondaire par les élèves québécois soient des œuvres publiées au Québec. Dans le souci de bien remplir cette mission, l'AQPF en collaboration avec l'ANEL, l'Association nationale des éditeurs de livres, a créé en 2008 les Prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL.

Les effets recherchés par la création de ces Prix sont de stimuler l'intérêt des enseignants pour les œuvres littéraires produites au Québec et, conséquemment, de les faire connaître et apprécier par leurs élèves.

Cinq prix seront remis chaque année à un écrivain ou une écrivaine qui aura publié une œuvre de qualité dans l'une des catégories suivantes : album 5 à 8 ans, roman 9 à 12 ans, roman 13 ans et plus, nouvelles et poésie.

Le processus de sélection est pris en charge par la vice-présidente à la pédagogie de l'AQPF, Mme Marie-Hélène Marcoux, responsable de l'organisation de ce concours en collaboration avec Sylvie Bellemare, responsable des communications à l'ANEL. Elles s'assurent de mettre en place des comités de lecture pour chacune des catégories et de leur faire parvenir les titres sélectionnés. Cette année, les comités ont été formés en mai.

Au mois de mars et d'avril, les éditeurs ont fait parvenir à l'AQPF les titres qu'ils ont retenus pour chacune des catégories. Ils les sélectionnent en fonction des critères établis par les responsables du concours. Compte tenu que ces œuvres seront lues par les jeunes dans nos écoles, les critères de sélection sont les suivants :

  1. L'intérêt du thème pour les élèves
  2. L'intérêt sur le plan culturel, sa richesse sur le plan du contenu
  3. La qualité du texte et s'il y a lieu des illustrations
  4. Les valeurs véhiculées
  5. La présentation matérielle

Chaque membre des comités de lecture (3 à 4 membres par comité) a rempli pour chacun des livres lus une fiche d'appréciation. Ces fiches ont servi à déterminer les lauréats. Cette année le jury était composé d'un représentant de l'ANEL et de deux représentants de l'AQPF.

Les prix ont été remis le jeudi 12 novembre, lors de la cérémonie de remise des prix qui a eu lieu à l'hôtel Fairmont Le Château Frontenac à Québec, dans le cadre du congrès annuel de l'AQPF.

 

 

 

Lauréat du Prix album 5 à 8 ans

Jacques Goldstyn


Jacques Goldstyn

Jacques Goldstyn est né au Québec en 1958. Après une courte carrière de géologue, il est revenu à ses premiers amours : le dessin. Depuis plus de trente ans, il fait vivre les petits débrouillards et Beppo, la grenouille . Il collabore aussi au magazine les Explorateurs (Hugo et Marjo). C'est son père qui lui a transmis les virus de la lecture et de l'écologie. Toujours passionné de sciences naturelles, il continue à ramasser des cailloux, à observer les insectes (et à l'occasion, les manger) ainsi qu'à grimper aux arbres. Il a commis un autre livre aux éditions de la Pastèque : Le petit tabarnak.
Il dessine des caricatures politiques dans l'Aut'journal et la Gazette de la Mauricie sous le pseudonyme de Boris.

 

L'arbragan

L'arbraganQuand on est un petit garçon pas comme les autres et que cette différence ne nous embête pas, on peut très bien se lier d'amitié avec un arbre et l'appeler Bertolt. Il est un chêne très vieux et son immense feuillage est non seulement une cachette mais aussi une maison, un labyrinthe et une forteresse. Un jour, un nouveau printemps arrive et Bertolt meurt. Quand un chat ou un oiseau meurt, on sait quoi faire. Mais pour un arbre, on fait quoi?

Les Édition de la Pastèque

Le Éditions de la PastèqueMise sur pied par Frédéric Gauthier et Martin Brault, La Pastèque a maintenant 15 ans et près de 150 titres à son catalogue. Spécialisée en édition de bande dessinée et de livres jeunesse, La Pastèque s‘est donné comme objectif la production de livres d'une qualité graphique et d'un professionnalisme irréprochables. Elle a pour but de proposer un support d'expression à des illustrateurs et scénaristes québécois qui désirent se lancer dans la bande dessinée, regrouper des travaux d'auteurs issus de plusieurs pays et de différents horizons et promouvoir la bande dessinée québécoise. Depuis sa création, La Pastèque maintient une expertise éditoriale de qualité.

 

 

 

Lauréat du Prix roman 9 à 12 ans

Camille BouchardCamille Bouchard

Auteur de plus de 80 romans, Camille Bouchard est récipiendaire de nombreux prix littéraires dont la plus prestigieuse récompense canadienne - Prix littéraire du Gouverneur général du Canada – pour laquelle il a été lauréat en 2005 et finaliste à quatre autres reprises en 2008, 2011, 2012 et 2013. Certaines de ses œuvres apparaissent également sur des listes de sélection internationale, entre autres, l'éminente White Raven's International List of Honour.

La bibliothèque municipale de la ville de Foresteville sur la Côte-Nord d'où Camille Bouchard est originaire, porte son nom. En 2010, il a été Président d'honneur du Salon du livre de la Côte-Nord à Sept-Iles. La plume de Camille Bouchard alterne avec un égal plaisir entre les textes grand public, les romans pour adolescents et les récits pour les préadolescents.


La gentillesse des monstres

Les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on croit...
La gentillesse des monstresSimon a douze ans. Malgré son jeune âge, il a d'importantes responsabilités. Comme sa mère travaille le soir et que son père est décédé, c'est lui qui doit s'occuper de sa petite sœur, Éloïse, et de son grand frère, Melville. Car Melville est atteint d'une déficience intellectuelle légère. Ce qui ne l'empêche pas de fréquenter l'école secondaire, mais qui fait de lui la victime idéale de ses camarades de classe.

Éditions de la Bagnole

Éditions de la bagnoleFondées en 2004 par Jennifer Tremblay et Martin Larocque, les Éditions de la Bagnole proposent aux jeunes lecteurs des livres qui font honneur à leur intelligence, nourrissent leur imaginaire, aiguisent leur sens de l'humour, enrichissent leur vocabulaire et éveillent leur sensibilité à la littérature.

Au fil des ans, les Éditions de la Bagnole se sont fait remarquer dans le milieu de l'édition québécoise, notamment en publiant pour les enfants des textes d'auteurs prestigieux tels que Janette Bertrand, l'« immortel » Dany Laferrière et Patrick Senécal.

Depuis l'automne 2011, les Éditions de la Bagnole font partie du Groupe Ville-Marie Lit­térature (Sogides, une filiale de Québecor Média).

 

 

 

Lauréat du Prix roman 13 ans et plus

Samuel ChampagneSamuel Champagne

Samuel Champagne est étudiant au doctorat en littérature. Il se spécialise en littérature LGBT et en sociologie de la littérature pour la jeunesse. Après avoir complété une maîtrise portant sur la thématique homosexuelle dans les romans pour adolescents publiés au Québec, il travaille présentement sur une thèse dans laquelle il étudie le thème du coming out.

Il est auxiliaire de recherche au département de lettres et communication sociale de l'Université du Québec à Trois-Rivières, adjoint à la direction éditoriale du Crachoir de Flaubert, sous-titreur pour la télévision et auteur de trois romans pour adolescents publiés dans la collection Tabou, aux Éditions de Mortagne : Recrue, Garçon manqué et Éloi.


Garçon manqué

Garçon manquéÉloïse. Je savais que c'était mon nom. Mais qui étaient la sœur, la belle, la poupée dont ils parlaient? Je ne me reconnaissais pas dans ces mots, je me sentais différent et je ne comprenais pas pourquoi. Quelque chose en moi avait mal. Les miroirs et le temps ont répondu à mes questions. J'ai vu un corps de fille. Et pourtant… Malgré mon corps féminin, je sais que ce n'est pas moi. Moi, je suis un garçon. Un gars, un homme, un ti-cul, un dude…

Éditions de Mortagne

Éditions de mortagneAux Éditions de Mortagne, travail égale plaisir. L'atmosphère conviviale, le respect et l'intégrité, tant de la personne que de l'œuvre, jouent un rôle prépondérant dans tout le processus du livre. Notre mission consiste à publier des livres correspondant au désir d'évasion des lecteurs, au plaisir de s'informer, au besoin de comprendre, d'évoluer et de mieux se sentir.

 

 

 

Lauréate du Prix Nouvelles

Elsa Pépin
Elsa Pépin

Journaliste et chroniqueuse culturelle, Elsa Pépin est avant tout une amoureuse de la littérature. Elle a été chef du pupitre « Arts de la scène » à l'hebdomadaire Voir, recherchiste pour des émissions littéraires à Radio-Canada, codirectrice du très remarqué collectif Amour et libertinage par les trentenaires d'aujourd'hui (Les 400 coups, 2011) et a publié des nouvelles dans de nombreuses revues. Quand j'étais l'Amérique est son premier livre.

 

 

Quand j'étais l'Amérique

Quand j'étais l'Amérique« Pour faire le portrait d'un oiseau, peindre d'abord une cage avec une porte ouverte. » La citation de Prévert, placée en exergue, introduit bien ces nouvelles qui nous mènent à la rencontre de personnages solitaires, désaffiliés, qui cherchent à la fois la liberté et à s'unir au monde. La cage, ici, prend souvent les traits de la famille, pour des filles et des fils incapables de jouer le rôle qu'on souhaiterait leur voir jouer. Les traits de l'amour, aussi, pour des amants égarés dans les mouvements du désir. Qu'est ce qui unit les êtres ? Qu'est-ce qui les sépare ? L'auteure pose et illustre ces questions avec une formidable acuité.

Les Éditions XYZ

XYZ ÉditeurFondées en 1985 par Gaëtan Lévesque et Maurice Soudeyns, et rachetées en 2009 par le Groupe HMH, les Éditions XYZ publient une vingtaine de titres par année. Leur catalogue comprend principalement des romans, dont certains sont des traductions, mais aussi des essais de nature universitaire, tout comme des essais accessibles à un plus large public (sociologie, politique etc.).

 

 

 

 

Lauréat du Prix Poésie

Pierre LabriePierre Labrie

Depuis vingt ans, Pierre Labrie donne des conférences, des animations, ainsi que des ateliers d'écriture et d'alphabétisation, en plus de participer à des spectacles de poésie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages pour les adultes et la jeunesse, dont certains ont mérité les honneurs. Entre autres, il reçoit le Prix de la littérature Gérald-Godin 2013 pour à minuit, changez la date et le Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL 2013 avec Nous sommes ce continent, publié chez Soulières éditeur. Il reçoit une seconde fois ce prix en 2015 avec Un gouffre sous mon lit, Soulières éditeur. Ce livre a aussi remporté le Grand Prix de littérature jeunesse de la Montérégie au printemps 2015.


Un gouffre sous mon lit

Un gouffre sous mon lit« Je m'appelle Alice et j'ai perdu ma mère un 29 mars. Je viens de me relire. J'ai souri et aussi pleuré. Dans ces pages, j'avais d'abord plongé dans le passé et dans mes pensées parfois confuses et allégoriques. J'étais jeune et j'allais finir par chercher des outils afin de me construire un lendemain heureux. J'ai réussi. C'est dans ce petit cahier orange que j'ai entreposé mes souvenirs, ceux que je ne veux jamais perdre. Demain, je le ferai lire à Florence, ma fille. Aujourd'hui, nous irons marcher vers le ruisseau. »

Plongée dans le cahier orange de son enfance, Alice relit tous les passages obligés qui l'ont tout doucement conduite à accepter le décès de sa mère.


Soulières éditeur

Soulières éditeurSoulières éditeur a déjà publié près d'une douzaine de recueils de poésie. C'est la quatrième fois qu'il remporte le Prix AQPF/ANEL. Soulières éditeur qui publie des romans pour les 6 à 15 ans fêtera son 20e anniversaire en 2016.

 

 

Un portrait de la qualité linguistique des principaux quotidiens québécois

Conseil supérieur de l'éducation du Québec

Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) rend publique une Étude sur la qualité de la langue dans six quotidiens québécois publiés de 2010 à 2013, signée par Éric Kavanagh, Caroline Marcoux, Isabelle Paré et Renée-Lise Roy, de l'Université Laval

 

Les auteurs y examinent la qualité linguistique d'articles publiés de 2010 à 2013 à la une des principaux quotidiens québécois francophones – Le Devoir, La Presse, Le Soleil, Le Journal de Québec, Le Nouvelliste et Le Journal de Montréal. Ils comparent également certains des résultats obtenus avec ceux d'une étude similaire, réalisée en 2001.
 

On y observe une baisse significative du nombre d'écarts linguistiques par rapport à ce qui avait été relevé en 2001, ce qui permet d'affirmer que la qualité linguistique des quotidiens examinés s'est améliorée depuis la première étude.
 

Faits saillants

L'écart linguistique est un emploi non conforme à la norme décrite dans les principaux ouvrages de référence utilisés au Québec. Les articles analysés, d'une longueur moyenne de 717 mots, comptent en moyenne 7,9 écarts linguistiques et 96,2 mots entre les écarts linguistiques. Plus des deux tiers des écarts recensés touchent la ponctuation (35 %), le vocabulaire (21 %) et la syntaxe (13 %).
 

Certaines comparaisons sont possibles entre les résultats des études de 2001 et de 2015. Ainsi, les auteurs notent une diminution importante (34 %) du nombre d'écarts linguistiques entre 2001 et 2015 ainsi qu'une augmentation tout aussi significative (79 %) du nombre moyen de mots entre les écarts. On observe par ailleurs une relative stabilité en ce qui a trait à la répartition des écarts selon les catégories, sauf pour la ponctuation : le pourcentage d'écarts de ponctuation est passé de 15 % à 35 % entre 2001 et 2015. En faisant abstraction de ces écarts, qui sont surtout liés à l'emploi de la virgule, le bilan de la qualité linguistique depuis l'étude de 2001 fait plutôt état d'une amélioration de 48 %.


Plus de 85 % des articles du corpus comptent 4 écarts ou plus, et aucun article du corpus n'a fait de « sans-faute ». Selon les auteurs, cela indique combien il est difficile de produire des textes dépourvus d'écarts linguistiques. Pour y arriver, non seulement il faut maîtriser la langue, les divers codes, le style, etc., mais il faut aussi imposer un processus éditorial qui assure une relecture de qualité.


Que ce soit par des formations ciblées dans le domaine linguistique et rédactionnel ou encore par le resserrement du processus éditorial, par exemple en accordant davantage de temps et d'attention à la relecture, les auteurs de l'étude sont convaincus qu'il serait relativement simple d'améliorer le bilan des écarts linguistiques, notamment en ce qui concerne l'emploi de la virgule.
 

Le CSLF se réjouit des progrès constatés quant à la qualité linguistique des articles publiés dans les quotidiens québécois francophones au cours des quinze dernières années. Toutefois, il estime important de poursuivre les efforts de sensibilisation et d'accompagnement des acteurs du milieu journalistique, étant donné l'influence déterminante des médias sur la qualité de la langue au Québec.


L'étude est accessible dans la section Études de la Bibliothèque virtuelle du site Web du CSLF.


À propos du CSLF

Le CSLF a pour mission de conseiller la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française sur toute question relative à la langue française au Québec. De plus, il peut informer le public sur toute question qui concerne le français au Québec.


 

Source : Conseil supérieur de la langue française

Information : Julie Adam, responsable des communications

Téléphone : 418 646-1128

Courriel : julie.adam@cslf.gouv.qc.ca

 

 

La place du français au collégial et la place du collégial à l'AQPF

CorrespondanceUn article de Guillaume Lachapelle, représentant du collégial dans la section Centre-du-Québec de l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF), Guillaume Lachapelle est enseignant de français, langue d'enseignement et littérature, au cégep de Sherbrooke, et chercheur affilié au Collectif de recherche sur la continuité des apprentissages en lecture et en écriture - Collectif CLÉ.

Le bulletin Correspondance est publié par le Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD) à l'intention des enseignants des cégeps. Il parait trois fois par an (octobre, janvier, avril) et est distribué dans le réseau collégial. La version électronique peut être consultée à l'adresse
www.ccdmd.qc.ca/correspo.

 

« Être optimiste est un combat. »

Éric-Emmanuel Schmitt
 

 

À L'HEURE DES CONTENUS des cours de la formation générale en français au collégial sont à nouveau remis en question, les mêmes débats surannés opposant les « littéraires » aux « langagiers » refont surface : quelle devrait être la place du développement des compétences en français écrit dans les cours de français langue d'enseignement et littérature au collégial? Collègues des départements de français, sommes-nous des enseignants de français ou de littérature?
 

Et si nous étions les deux? Et si nous arrêtions un peu de toujours opposer langue et littérature? Et si nous acceptions l'idée que le développement des compétences en français écrit doive s'effectuer de façon concomitante avec celui des compétences d'analyse de textes littéraires, d'explication des représentations du monde contenues dans des textes littéraires et d'appréciation de textes de la littérature québécoise? Pourquoi pas le français pour la littérature et la littérature pour le français?
 

Dans son rapport final, le président du chantier sur l'offre de formation au collégial, Guy Demers, formule une affirmation qui mérite réflexion. Il commence avec une observation factuelle : « […] l'enseignement du code linguistique n'est pas au centre des cours en langue d'enseignement et littérature dispensés[1]. » M. Demers a tout à fait raison à cet égard, mais la suite, moins objective, laisse poindre une critique qui doit être nuancée : « Certains invoquent que cette responsabilité ne relève pas uniquement de l'ordre d'enseignement collégial. Il est probablement bien commode de renvoyer la responsabilité à tous, ou pire encore, aux ordres d'enseignement primaire et secondaire; nous savons, par ailleurs, que ce qui est la responsabilité de tous risque fortement, dans les faits, de ne devenir la responsabilité de personne![2] » Le renvoi de cette responsabilité à l'ordre précédent le nôtre n'est-il pas révélateur de la position de plusieurs collègues de français et littérature au collégial? N'est-il pas vrai que souvent, lorsque les élèves passent d'un ordre d'enseignement à un autre, nous déplorons leur manque de culture, leur manque de compétences en lecture et en écriture, en jetant le blâme sur l'ordre d'enseignement qui précède le nôtre? En fait, cette attitude est avant tout un symptôme de notre méconnaissance de l'autre. La responsabilité du développement des compétences en lecture et en écriture doit évidemment être partagée entre les différents ordres d'enseignement, mais comment bien saisir notre part de cette responsabilité si nous ne connaissons pas celle de nos collègues des autres ordres?
 

Comment les « profs de français » du primaire et du secondaire procèdent-ils en classe pour l'étude de textes littéraires, l'enseignement de la grammaire de la phrase et de celle du texte, l'appropriation de divers genres d'écrits, la découverte d'œuvres québécoises (films de fiction, documentaires, romans, bandes dessinées, pièces de théâtre, poésie, etc.)? Un seul organisme au Québec nous donne accès à cette information, le seul qui soit voué à la fois, d'une part, à l'enseignement du français et de la littérature, et, d'autre part, à la promotion de la langue française et de la culture québécoise, un organisme disciplinaire et interordres : l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF).
 

Fondée à Montréal en 1967, l'AQPF regroupe non seulement des enseignantes et des enseignants de français, de littérature et de didactique du français du primaire jusqu'à l'université, mais aussi des conseillères et des conseillers pédagogiques, des chercheurs et chercheuses du milieu de l'éducation ainsi que des monsieurs et madames Tout-le-Monde pour qui la langue française est une passion. L'objectif de l'Association est clair : « […] permettre un regroupement de tous les intervenants dans l'enseignement du français, du préscolaire à l'université [et] contribuer à la qualité et à l'amélioration de l'enseignement du français par la réflexion, la formation continue, la diffusion de recherches et d'informations[3]. » La mission pédagogique, sociale et politique de l'AQPF – la défense et la promotion de la langue française et de son enseignement au Québec – est sans équivoque et « [le] fonctionnement [de l'Association] repose sur l'engagement bénévole de ses membres, [dont] l'adhésion et la participation […] se fondent sur leur intérêt pour la qualité du français au Québec et de son enseignement[4]. »
 

Du 14 au 17 octobre derniers, l'AQPF tenait son 47e Congrès annuel à Sherbrooke, la reine des Cantons-de-l'Est. La section du Centre-du-Québec de l'AQPF avait choisi comme thème de la rencontre : « Le français, voie de communication ». Plus d'une centaine d'ateliers et de stages ont été offerts aux congressistes, suivant quatre axes : les mots écrits, les mots lus, les mots dits et les mots entendus du préscolaire à l'université, en classe de français et dans d'autres disciplines. Deux jours plus tôt, l'équipe organisatrice, en collaboration avec des membres de l'Association internationale pour la recherche en didactique du français AiRDF, avait réuni en précongrès des conseillers et des conseillères pédagogiques sous le thème « Le français, voie de formation et d'accompagnement en écriture ».
 

Moment fort dans la vie de l'AQPF? En fait, moment fort en qualité, mais décevant en quantité : quelque 470 personnes ont participé aux ateliers, conférences et stages offerts, comparativement à 840 il y a six ans. Que s'est-il donc passé en si peu de temps pour que la participation fonde comme neige au soleil, avec près de la moitié des joueurs en moins?
 

Par ailleurs, pourquoi l'AQPF a-t-elle de la difficulté à recruter des membres parmi les enseignants et enseignantes du collégial? L'invitation à s'engager dans l'Association leur a pourtant été lancée à plusieurs reprises, et ce, depuis de nombreuses années. En 2009, par exemple, peu de temps après son arrivée à la présidence, Suzanne Richard, qui vient de terminer son mandat après six années de services dévoués, (re)formulait le souhait de voir « […] plusieurs personnes œuvrant aux ordres d'enseignement collégial, universitaire et au secteur adulte se joindr[e] à [l']association pour venir y faire entendre leur voix. » Aujourd'hui, entend-on cette voix? Quelle place les enseignants et les enseignantes de français langue d'enseignement et littérature occupent-ils au sein de l'AQPF?
 

La cause du faible intérêt des « profs de cégeps » pour les activités de l'AQPF est peut-être la suivante : le noyau dur de l'Association est constitué d'enseignantes et d'enseignants du secondaire. Les ateliers offerts pour le primaire et pour le collégial sont traditionnellement beaucoup moins nombreux et courus que ceux consacrés au secondaire. Pourquoi en est-il ainsi? Ne devrions-nous pas, au collégial, nous servir de cette association pour mieux nous connaitre, pour comprendre davantage ce que font nos collègues des autres ordres d'enseignement? Au congrès annuel, pourquoi l'enseignante du primaire ou l'enseignant du secondaire n'assistent-ils pas aux ateliers offerts par et pour les enseignants et enseignantes du collégial, et vice versa? La réponse est simple : tous travaillent de façon compartimentée. Par exemple, pour ce qui nous concerne au collégial, l'APEFC (Association des professionnels de l'enseignement du français au collégial) s'intéresse à la littérature, l'AQPC (Association québécoise de pédagogie collégiale) se penche sur la pédagogie, le réseau Repfran (réseau des répondants du dossier de la valorisation du français dans les collèges) s'occupe de valorisation de la qualité du français dans toutes les disciplines au collégial, et enfin, le CEEF (Comité-conseil des enseignantes et enseignants de français au collégial) joue le rôle d'instance consultative auprès du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science. Malheureusement, toutes ces entités travaillent rarement de concert. Pas étonnant alors que les cloisons soient nombreuses et opaques dans l'ensemble du réseau de l'éducation.
 

Nous nous connaissons peu et nous n'avons pas le temps d'apprendre à nous connaitre. Pourquoi? Eh bien, notamment parce que « le temps, c'est de l'argent », particulièrement dans le contexte économique actuel. Et de l'argent, il y en a de moins en moins dans les coffres des comités de perfectionnement des enseignants et enseignantes ou dans ceux des associations telle l'AQPF, qui vient de se voir retirer la subvention annuelle que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport lui versait depuis des dizaines d'années.
 

Ces coupures qui entravent la formation continue des enseignants et des enseignantes du Québec ne sont qu'un des nombreux signes du désengagement progressif du gouvernement dans la promotion et la défense de la langue, comme de la culture d'ailleurs, québécoise. En 2008, la nouvelle présidente de l'AQPF dressait la liste des dossiers qu'elle devait prendre en main sans tarder : « Parmi les dossiers qui m'attendent, il y a celui, bien sûr, du suivi au plan d'action de la ministre de l'Éducation pour l'amélioration du français. Un an s'est écoulé depuis l'annonce des 22 mesures visant à "apporter des correctifs importants pour amener les élèves à mieux maîtriser la langue française sur le plan de l'écriture" (communiqué de presse du 6 février 2008). Ces mesures, je le rappelle, faisaient suite aux recommandations émises dans le Rapport du comité d'experts sur l'apprentissage de l'écriture, Mieux soutenir le développement de la compétence à écrire, publié en janvier 2008[5]. » Or, on sait que le plan d'action a été « stoppé » en 2011 et laissé sur la glace depuis, et que, récemment, le ministre de l'Éducation déclarait ne pas avoir de plan pour l'amélioration du français : « Je n'ai pas de stratégie particulière, [...] je n'ai pas d'agenda précis. Mais on va insister pour que le français soit une priorité au niveau [sic] de l'enseignement[6]. » Deux mois plus tard, à la suite de l'annonce de la hausse du taux d'échec en français au secondaire, il affirmait qu'il voulait relancer le plan abandonné depuis trois ans : « On va essayer d'appliquer de plus en plus tout ce qui est dit dans le plan. C'est un travail qui doit être continué [sic]. Il y a aussi des modèles et des écoles qui ont de bons résultats. Il faut aller voir les meilleurs, prendre les meilleures pratiques et les appliquer dans toutes les écoles[7]. » Les Québécoises et les Québécois ne sont-ils pas en droit d'avoir un système d'éducation géré de façon plus conséquente? Un plan d'action pour l'amélioration du français ne devrait-il pas déjà être en place et sa mise en œuvre bien entamée, structurée, cohérente et mobilisatrice?
 

Dans les circonstances, il ne faut surtout pas baisser les bras et se laisser aller au cynisme ou au pessimisme. Non seulement les enseignants et enseignantes de français et de littérature doivent-ils résister aux discours des politiciens et de leurs stratèges qui disent vouloir augmenter la diplomation grâce à plus de « souplesse[8] » dans les cours de français du collégial, mais ils doivent également unir leur voix à celles de leurs collègues des autres ordres d'enseignement dans la défense de l'enseignement du français et de la littérature au Québec.
 

Êtes-vous prêts à relever le défi? Rendez-vous au prochain congrès de l'AQPF, qui aura lieu à Québec du 11 au 13 novembre 2015. Au plaisir de vous y voir et d'en apprendre davantage sur vous, sur votre pratique enseignante et sur les motivations qui vous amènent, jour après jour, à contribuer au développement en lecture et en écriture de vos élèves.


Tiré du bulletin Correspondance Vol 20 nº2


 

  1. Guy DEMERS (2014), Rapport final du chantier sur l'offre de formation au collégial, Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, juin 2014, p. 136. 
  2. Ibid.
  3. www.aqpf.qc.ca
  4. Ibid
  5. Suzanne RICHARD (2009), « Maintenons le cap! », Québec français, nº 153, p. 32-33.
  6. « Yves Bolduc veut évaluer les enseignants », Le Soleil, 3 septembre 2014, www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201409/02/01-4796622-yves-bolduc-veut-evaluer-les-enseignants.php 
  7. « Maîtrise du français : du "travail à faire", dit Yves Bolduc », Le Soleil, 4 novembre 2014, www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201411/03/01-4815506-maitrise-du-francais-du-travail-a-faire-dit-yves-bolduc.php
  8. Guy DEMERS, op. cit., p. 137.



 


Source : Correspondance

 

 

Le ministre Bolduc s'attaque à l'amélioration du français

Le ministre Bolduc
Yves Bolduc - Photothèque Le Soleil, Andréanne Lemire

Québec, vendredi 12 décembre 2014 - Après s'être fait critiquer pour son inaction concernant le français, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, corrige le tir. Un plan d'action concernant l'amélioration du français sera lancé au début de l'année 2015.

C'est ce qu'il a fait savoir jeudi par voie de communiqué. Une «stratégie ministérielle relative au français» est en préparation, peut-on lire. Cette opération sera notamment axée sur les compétences en lecture, l'apprentissage du français dès les premières années du primaire et la valorisation du français.

«Le développement des compétences en lecture et en écriture est un déterminant important de la réussite scolaire. Cette préoccupation se situera au coeur de la stratégie. Nous souhaitons ainsi faire en sorte que les élèves consolident plus d'acquis linguistiques avant la fin du secondaire», a affirmé le ministre Bolduc, qui mènera des consultations à partir de janvier.

Des actions concrètes exigées

La présidente de l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF), Geneviève Messier, espère que des actions concrètes vont être mises en place cette fois-ci. Cette dernière rappelle que plusieurs mesures du précédent plan d'action pour l'amélioration du français, qui avait été lancé en grande pompe par le gouvernement Charest en 2008, sont restées lettre morte. «Est-ce que cette fois-ci, on va arriver à quelque chose de concret et de pertinent qui va être implanté jusque dans les salles de classe? Je l'espère», lance-t-elle.

L'AQPF s'étonne par ailleurs que la formation des enseignants ne soit pas au coeur de cette nouvelle stratégie gouvernementale, puisqu'il s'agit d'un aspect important de l'amélioration du français, ajoute Mme Messier.

Quant à savoir si cette nouvelle stratégie devra se réaliser «à coût nul», comme d'autres réformes entreprises par le ministre Bolduc, son attachée de presse Yasmine Abdelfadel a indiqué jeudi que l'intention gouvernementale était de s'assurer d'une «allocation optimale des ressources dédiées au français».

Avec ce plan d'action, le ministre Bolduc semble vouloir corriger le tir. En septembre, il avait affirmé en entrevue au Soleil n'avoir aucune stratégie pour améliorer l'enseignement du français. Cette déclaration avait fait bondir l'AQPF, qui avait alors reproché au ministre Bolduc son inaction à ce chapitre.

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

Source : Cyber Presse

Maîtrise du français: «du travail à faire», dit Yves Bolduc

Yves Bolduc
Yves Bolduc - photothèque Le Soleil, Yan Doublet


Québec, mardi 4 novembre 2014 -

(Québec) Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, reconnaît qu'il y a «du travail à faire» pour améliorer la maîtrise du français chez les élèves québécois. Pour y arriver, il veut ressusciter le plan d'action pour l'amélioration du français qui avait été lancé en grande pompe par le gouvernement Charest en 2008.

Lundi, Le Soleil rapportait que les élèves de cinquième secondaire étaient plus nombreux cette année à échouer à l'examen ministériel d'écriture, le taux de réussite étant passé de 79,7 % en 2013 à 73,4 % en 2014.

Invité à réagir, le ministre Bolduc a indiqué au Soleil lundi qu'il voulait remettre en marche le plan d'action lancé par sa prédécesseure, Michelle Courchesne. «On va essayer d'appliquer de plus en plus tout ce qui est dit dans le plan. C'est un travail qui doit être continué. Il y a aussi des modèles et des écoles qui ont de bons résultats. Il faut aller voir les meilleurs, prendre les meilleures pratiques et les appliquer dans toutes les écoles», a-t-il déclaré, tout en insistant sur l'importance de la lecture dès les premières années du primaire.

Accueil favorable

Le plan d'action pour l'amélioration du français avait reçu un accueil plutôt favorable dans le milieu de l'éducation. Il comprenait 22 mesures allant de la rédaction d'au moins un texte par semaine à la révision des programmes de français en passant par des séances de lecture quotidiennes, davantage de soutien pour les enseignants et la révision de programmes de formation à l'université.

Ce plan d'action a toutefois été relégué aux oubliettes, puisque le comité de suivi chargé d'assurer sa mise en œuvre ne s'est pas rencontré depuis 2011. L'AQPF, qui avait déploré la situation dans nos pages en septembre, avait alors demandé au ministre Bolduc de faire un état de situation afin de savoir quelles mesures ont été mises en place.

Il a été impossible lundi d'obtenir davantage de commentaires de la part de l'AQPF à ce sujet.


DAPHNÉE DIONS-VIENS
Le Soleil

Source : Cyber Presse

 

Le taux d'échec bondit en 5e secondaire

Le taux d'échec bondit au 5e secondaire
Photo de Jean-Marie Villeneuve - Le Soleil

Québec, lundi 3 novembre 2014 - Le français donne du fil à retordre aux élèves de cinquième secondaire. Ils ont été plus nombreux à échouer à l'épreuve ministérielle d'écriture en juin 2014 que l'année précédente. Plus d'un élève sur quatre n'a pas obtenu la note de passage, le taux de réussite étant de 73,4 % comparé à 79,7 % en 2013, selon des données préliminaires obtenues par Le Soleil.

Ces chiffres comprennent les résultats obtenus dans les réseaux d'éducation public et privé. En tenant compte seulement des élèves qui fréquentent les écoles secondaires publiques, la diminution est encore plus marquée : le taux de réussite, qui était de 76,2 % l'an dernier, est de 69,4 % pour l'examen de juin 2014. Cette épreuve d'écriture consiste à rédiger une lettre ouverte d'environ 500 mots.

Les résultats officiels n'ont pas encore été rendus publics par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) mais des résultats provisoires circulent depuis déjà quelques semaines dans les commissions scolaires. Ces chiffres ne tiennent toutefois pas compte des résultats des élèves aux reprises, qui se déroulent en août et en janvier.

79,7% : Taux de réussite en 2013
73,4% : Taux de réussite cette année


Analyse en cours

Au MELS, la porte-parole Esther Chouinard indique qu'une analyse plus approfondie des résultats serait en cours pour tenter de comprendre ce qui peut expliquer cette baisse du taux de réussite. «L'épreuve ministérielle d'écriture de cinquième secondaire serait équivalente aux épreuves des années antérieures. Elle aurait connu le même processus d'élaboration et de validation que les épreuves des années antérieures», ajoute Mme Chouinard.

À l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF), la présidente par intérim, Geneviève Messier, affirme qu'il serait intéressant que l'analyse du Ministère soit rendue publique, afin que «les enseignants du secondaire puissent s'ajuster» au besoin.

Or selon des informations recueillies par l'AQPF auprès de conseillers pédagogiques, les élèves auraient «beaucoup moins bien performé» sur le plan de l'orthographe et de la syntaxe.

Le sujet du texte, qui portait sur la place des personnes âgées dans la société, pourrait aussi expliquer la baisse du taux de réussite, ajoute Mme Messier, puisqu'il était «plus ou moins accessible pour les élèves». La recherche démontre «qu'une bonne maîtrise du sujet par l'élève a une incidence sur la qualité finale d'un texte», précise-t-elle.

Paule Lacasse, enseignante de français en cinquième secondaire à l'école Samuel-De Champlain, à Beauport, pense aussi que le sujet «touchait moins les élèves» comparé à celui de l'an dernier, alors que les ados devaient s'exprimer sur la vie privée et les technologies. En juin dernier, «les jeunes se sentaient moins interpellés et se préparaient peut-être moins», avance Mme Lacasse.

La grille de correction pour cette épreuve d'écriture prévoit que la moitié des points est accordée en fonction du contenu, soit 20 % pour la cohérence du texte et 30 % pour l'adaptation à la situation de communication. L'autre moitié est consacrée à la maîtrise de la langue : 5 % pour l'utilisation d'un vocabulaire approprié, 25 % pour la construction des phrases et ponctuation appropriées et 20 % pour le respect des normes relatives à l'orthographe.

DAPHNÉE DION-VIENS
Le Soleil

Source : Ma presse