Congrès 2018 : Le français sur un air de fête - le 31 octobre et les 1er et 2 novembre 2018

Un air de musique française joué sur un gramophone«En 67 tout était beau, c’était l’année d’l’amour, c’était l’année d’l’Expo»… C’était l’année d’une naissance, naissance d’une Association qui a compris que le français se chante bellement.

Je vous parle d'une dame vénérable, de frères/sœurs pédagogiques conçus dans le ventre des années 1960. Fin d'une décennie pas tranquille, révoltée, excitée, vivante, électrique! Elle est née d'un... Rapport Parent(al) entre rêve et révolte. Une soif d'apprendre, de décloisonner, de faire mourir l'élitisme pour ouvrir les vannes de la langue.

Le premier congrès? Percutant, emporté, fort de sa jeunesse. Un peu échevelé. En ce temps-là, «entre deux joints, il fallait faire quelque chose», dixit Bourgault via Charlebois. «Ce congrès a par ailleurs mis en lumière le légendaire esprit de discussion des professeurs de français», rapporte La Presse du lundi 4 décembre 1967. Une voix forte s’élève pour «adopte(r) dans (un climat) de fièvre de soumettre le plus tôt possible au ministère de l’Éducation un principe d’action collective des enseignants du français ou une norme du français.» On n’était pas loin du Bozo les culottes de Lévesque. Il faut dire qu’en mai 1968, les esprits s’éveillent. Tout était à faire. «On n’était pas des poètes, ni curés, ni malins, mais la (langue, on l’aimait bien)», pardon M. Léveillée.

Ensemble, en ce cinquantième congrès, pourquoi ne pas «refaire le plus beau voyage» avec Gauthier, revisiter ce que nous étions, ce qui nous motivait : cet esprit n’est pas mort. Et notre mission, à la lumière des dernières données statistiques, se révèle tout aussi percutante. «Pour que mon petit-fils apprenne au secondaire, Que c’est en perdant ça que les peuples se meurent», dit Vigneault dans Vivre debout. Rivard poursuit, lui, le clairvoyant : «Il faut la faire aimer à ces gens de partout, Venus trouver chez nous un goût de liberté.»

Nous sommes des passeurs culturels, éveillés et passionnés. Nous ouvrons les oreilles et les esprits sur les possibles offerts par la langue : les Philippe Brach, les Bernard Adamus, les Safia Nolin ou les Sœurs Boulay. Pour que nos mots se chantent, encore, toujours, dans l’esprit de nos pères, de nos mères, comme le rime si bien mon ancien élève, Vincent Roberge, lauréat du prix du public à Granby en 2015. Ce transfuge de l’anglais au français a été ému par la passion de son professeur poète du Cégep de Ste-Foy. Une chance !

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